« Je voulais montrer toute l’indécence qu’il y avait entre les gens qui se faisaient face, les victimes et les responsables. »

« La BD a fait cette chose extraordinaire : ce sont les victimes qui confrontent les visages des responsables et qui leur demande, en fin de compte, pourquoi vous nous avez tué ? Pour moi c’était indispensable que les gens soient identifiés. Si on veut changer quelque chose, il faut qu’il y ait de l’imputabilité. » Anne-Marie Saint-Cerny. 

« La première planche que j’ai créée c’est celle où on voit Cathy Clusiot chanter. Dès le départ je voulais montrer les responsables. J’avais mis leurs visages en bas. On voit leurs discours qui disent « Il faut pas montrer de sentiments etc » et on voit Cathy qui est morte et qui chante une chanson pour son père. Je voulais montrer toute l’indécence qu’il y avait entre les gens qui se faisaient face, les victimes et les responsables. Les gens sont révoltés quand ils finissent de lire la bande dessinée, c’est pas pour rien. On a rien inventé, on mis les morceaux ensemble, on a fait la mise en place. Puis on a proposé des images sans montrer brutalement un corps. Nous on voulait respecter la dignité des victimes. » Christian Quesnel.

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Mégantic, un train dans la nuit

Anne-Marie Saint-Cerny et Christian Quesnel

Il y a des hommes, mon enfant, qui sèment les ruines et la peine sans même un frisson de gêne. Leur ombre s’est posée sur notre petite ville. Et le lac a gelé malgré l’été. Ils ignoraient ton existence, ta vie, ton nom… Ils l’ignorent sans doute encore… Tu te souviens du choc ?

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