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La révolution culturelle du capital

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Parution

Canada

septembre 2016

Europe

février 2017

Papier

Prix

32$ / 25€

Nombre de pages

320

ISBN

9782897192907

Numérique

Prix

23.99$ / 18.99€

ISBN ePub

9782897192921

ISBN PDF

9782897192914

Table des matières
Nouveauté

La révolution culturelle du capital

Le capitalisme cybernétique dans la société globale de l'information

Maxime Ouellet | Théorie | 320 pages

Titre du roman dystopique de George Orwell, 1984 constitue une année charnière, tant d’un point de vue factuel que symbolique, dans les mutations du capitalisme : on assiste aux premières déréglementations du secteur des télécommunications aux Etats-Unis qui marquent le passage à une « société globale de l’information », caractérisée par un capitalisme cybernétique. Cette même année, Apple lance son tout premier ordinateur Macintosh sous le slogan : « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution. »

Décryptant ces mutations, Maxime Ouellet démontre qu’à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC), le capital instaure une révolution culturelle permanente. D’un monde encore régulé normativement par la culture et se reproduisant au moyen d’institutions politiques, la globalisation capitaliste marque le passage à une nouvelle ère où la communication cybernétique s’érige en tant qu’instance suprême de régulation de la pratique sociale où toutes les normes et valeurs sont remplacées par la seule loi de la valeur marchande. Une véritable révolution culturelle est ainsi en voie de réaliser le fantasme de tous les régimes totalitaires antérieurs, soit la production d’un « Homme nouveau ».

Or, la théorie critique actuelle peine à saisir les réelles implications de ces nouvelles dynamiques capitalistes. Selon l’auteur, les discours tant technophiles que technophobes portant sur les TIC doivent être dialectisés afin de ne plus faire l’impasse sur la nature profonde de ces transformations, qui relèvent en fait de l’économie politique. Autrement dit, il faut chercher à concilier critique de l’économie politique et critique de la culture, et remettre les abstractions réelles (marchandise, valeur, capital, travail) au cœur de toute critique du capitalisme. En ce sens, La révolution culturelle du capital aide à penser les conditions nécessaires à l’élaboration d’un après-capitalisme.


+ + L'auteur en entrevue à l'émission La sphère, sur les ondes de ICI Radio-Canada Première

«Vraiment un bon contrepoint à tous les discours technologiques.»
- Mathieu Dugal, La sphère, ICI Radio-Canada Première

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La révolution culturelle du capital

Le capitalisme cybernétique dans la société globale de l'information

Table des matières

Introduction – «Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution»
• Néolibéralisme et cybernétique
• La société globale de l’information
• L’émancipation par la technique dans la société globale de l’information
• Pour une critique marxienne du marxisme

Chapitre Premier – L’imaginaire révolutionnaire de la modernité capitaliste. Une critique culturelle de l’économie politique
• La critique radicale de la valeur contre le marxisme traditionnel
• Une critique des médiations sociales fétichisées
• Technique, aliénation et émancipation
• Le régime spatio-temporel de la modernité capitaliste
• La contradiction politique de la modernité
• Le spectacle comme forme d’aliénation spécifiquement capitaliste
• Conclusion: Les limites de la critique subjectiviste

Chapitre 2 – La communication s’oppose-t-elle au capitalisme?
• La théorie habermassienne de l’agir communicationnel
• Le néolibéralisme et le marché comme système de transmission de l’information
• Le projet politique de la société globale de l’information
• La gouvernance et la dépolitisation des rapports sociaux par la communication
• Conclusion: Au-delà de l’agir communicationnel

Chapitre 3 – Éléments pour une théorie critique du capitalisme cognitif
• Travail immatériel, travail abstrait et domination : une critique catégorielle
• Les transformations institutionnelles du capitalisme avancé: la financiarisation de l’économie et la marchandisation du savoir
• Travail immatériel, intelligence collective et aliénation dans le néolibéralisme
• Conclusion: l’aporie de l’inclusion dans les sociétés de contrôle

Chapitre 4 – Du Panoptique global au «Brand new world»
• Communication, globalisation et financiarisation du capitalisme avancé
• Finance et surveillance
• Les règles du spectacle financier
• Le State Branding
• Surveillance, subjectivation et fétichisme technologique
• Conclusion : En route vers le monde numériquement administré

Chapitre 5 – Big Data et gouvernance dans le monde numériquement administré
• Gouvernance, savoir et information
• Gouvernementalité néolibérale et mutations du politique
• L’entreprise virtuelle et le travailleur autorégulé
• Big Data et monde numériquement administré
• Data mining et high-frequency trading: du complexe militaro-industriel au «security-entertainment complex»

Chapitre 6 – Libéralisme culturel, populisme de marché et crises du capitalisme avancé
• La critique du libéralisme et de l’émancipation dans La Question juive de Marx
• La gauche culturelle et l’émancipation des contraintes politiques du capitalisme
• La contestation culturelle du régime fordiste
• Le populisme de marché et la logique de consommation postfordiste
• Le populisme de marché et la crise des subprimes
• Critique du populisme comme forme d’anticapitalisme tronqué

Conclusion – Comment « faire monde » après la fin du monde
• Crise du capital et barbarie
• Comment penser les médiations politico-institutionnelles d’une société postcapitaliste?
• Vers une politique du commun