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Revue de presse

Véganisme et agriculture paysanne s’entrechoquent dans «La chèvre et le chou»

Roxane Léouzon | Le Devoir

 

 

 

«Il est désormais de notoriété publique que l’élevage industriel a des conséquences désastreuses sur l’environnement et le bien-être des animaux. Dominic Lamontagne et Jean-François Dubé s’entendent là-dessus et proposent tous deux d’importants changements dans notre façon de produire la nourriture. Mais leur accord s’arrête non loin de ce constat. Il laisse place à un débat fertile qui se matérialise dans l’ouvrage La chèvre et le chou, paru mardi aux éditions Écosociété, à l’occasion de la Journée mondiale du véganisme.

Dominic Lamontagne, rat des champs, auteur des livres La ferme impossible et L’artisan-fermierplaide pour une agriculture paysanne constituée de petites fermes diversifiées utilisant les techniques les plus « naturelles » possible et alimentant des humains se trouvant à proximité. Il est convaincu que ses poules, ses chèvres et ses cochons mènent une vie agréable et qu’elles ne souffrent pas lorsqu’il les abat rapidement au pâturage.

Pour Jean-François Dubé, rat des villes, militant végane ayant fait une maîtrise sur les liens entre les idées des mouvements animaliste et environnementaliste, cette pratique relève de l’horreur. « Si je m’occupe bien de mon chien, ce n’est pas un argument suffisant pour lui trancher la gorge et le manger, quand je peux aller me chercher du tofu et continuer de bien m’en occuper », illustre-t-il.

Les animaux de fermes sont dotés de sentience, c’est-à-dire qu’ils sont conscients et qu’ils ont la capacité de souffrir. Il serait donc immoral, du point de vue de M. Dubé, de leur enlever la vie pour « notre simple plaisir gustatif », alors qu’il est possible, dans notre société occidentale actuelle, d’éviter de les consommer tout en maintenant une bonne santé. La philosophie végane rejette également l’exploitation des animaux pour leur lait ou leurs oeufs, puisqu’ils sont en proie à diverses pratiques jugées néfastes pour eux. C’est pour ces raisons que le mouvement antispéciste n’épargne pas, dans ses campagnes de dénonciation, les fermiers de proximité comme M. Lamontagne.

À l’invitation de l’agriculteur excédé par cette fronde végane, l’activiste a accepté qu’ils échangent leurs arguments par écrit, ce qui donne un total de 22 lettres passionnées et provocantes. Lequel de ces deux modèles serait le plus alléchant pour l’environnement, la santé et l’éthique ?  [...]  »

 

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La chèvre et le chou

Jean-François Dubé, Dominic Lamontagne

La chèvre et le chou

Débat entre un artisan fermier et un militant végane

Collection Hors série

Fiche du livre

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