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Revue de presse

Des mots contre les puissants

Caroline Montpetit | Le Devoir

 

 

« S’il est un moment où le quidam, le citoyen lambda ou l’homme de la rue, si l’on veut, peut se faire entendre des élus, c’est en campagne électorale. Mais encore faut-il que ce citoyen parle la langue du pouvoir, qu’il en accepte les codes et qu’il en joue le jeu.

Cette langue, ce n’est évidemment pas celle que pratique Pierre Lefebvre, qui signe ces jours-ci l’essai Le virus et la proie, chez Écosociété. Si son livre, qui est rédigé sous forme de lettre, s’adresse à un homme de pouvoir, ses espoirs d’être entendu par lui sont minces. L’auteur n’est pas dupe, lui qui écrit d’entrée de jeu : "Monsieur, vous ne lirez pas cette lettre."

Ici, plutôt que des mots, ce sont des visions qui s’affrontent, des convictions, des idéologies. Car au-delà des programmes et des promesses, c’est le système tout entier que Pierre Lefebvre dénonce, ou plutôt ce qui le sous-tend et le justifie : principalement le gain et l’appât du gain. En entrevue, Pierre Lefebvre raconte que cette lettre a d’abord été entamée dans le cadre d’un spectacle monté par Olivier Choinière, quand le libéral Philippe Couillard était au pouvoir.

Au fil des ans, les occasions d’écrire à cet homme de pouvoir se sont multipliées. La lettre s’est allongée, jusqu’à devenir un livre. [...] »

 

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Le virus et la proie

Pierre Lefebvre

Le virus et la proie

Collection Hors série

Fiche du livre

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