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Revue de presse

C'est quoi, un monde post-pétrole ? On a lu « La voie de la sobriété » de Mansoor Khan

Blandine Doazan | Marianne

 

 

« On le sait depuis un moment déjà : la dégradation de l'environnement n'arrête pas la course en avant des hommes. Un évènement récent en date ? Le groupe Total poursuit son projet de construction du plus grand oléoduc chauffé du monde, reliant l'Ouganda à la Tanzanie. Et, ce n'est pas non plus très nouveau, ni les rapports alarmants du Giec [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat], ni les répercussions climatiques de plus en plus visibles ne semblent provoquer une réelle prise de conscience.

"Combien de temps pouvons-nous faire durer ce saccage qui dépasse la capacité des écosystèmes terrestres ?" s'interroge Mansoor Khan, écologiste indien et ancien élève du MIT [Massachusetts Institute of Technology] aux États-Unis. Dans son essai La voie de la sobriété, initialement paru en 2013 mais désormais traduit en français par les éditions Ecosociété, il développe le concept de sobriété énergétique composant avec les limites de la Terre.

 

LA FIN DU TOUT-PÉTROLE

Les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz), qui représentent 87 % de notre consommation d'énergie, rappelle Mansoor Khan, font tourner notre monde industriel. Même notre alimentation, désormais mondialisée, n'échappe pas à la règle : aux États-Unis, une dizaine de calories issues du pétrole est nécessaire pour produire une calorie de nourriture. La croissance économique est liée à ces énergies, formées dans la Terre pendant plusieurs millions d'années. Mais les réserves d'or noir s'amenuisent : le pic de production du pétrole conventionnel fut atteint aux alentours de 2005, repoussé par l'essor du pétrole de schiste, plus difficile à extraire.

En 2010, dans les colonnes du Wall Street Journal Ron Oxburgh, ancien président de Shell, reconnaissait qu'il n'y avait « plus beaucoup de chances de trouver du nouveau pétrole bon marché ». Face à la pénurie à venir, les énergies alternatives, comme le sable, le solaire ou encore la fusion, seraient-elles une solution miracle, alliant croissance infinie et bilan carbone négatif ? Un « faux espoir », affirme Mansoor Khan, soulignant à quel point ces énergies restent dépendantes du pétrole et offrent un rendement trop faible pour remédier à nos besoins. [...] »

 

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La voie de la sobriété

Mansoor Khan

La voie de la sobriété

La troisième courbe ou la fin de la croissance

Collection Régulière

Fiche du livre

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