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Revue de presse

En prison, la descente aux enfers

Jean-François Nadeau | Le Devoir

 

 

« "Aucune femme ne peut vivre dans cet enfer pendant longtemps sans devenir folle", écrit Louise Henry dans Délivrez-nous de la prison Leclerc !. Le livre de cette ex-détenue aurait bien pu s’intituler, tout simplement, Délivrez-nous de la prison. Car comme l’indique Lucie Lemonde, professeure en sciences juridiques, en introduction à ce livre qui vient de paraître, "il est temps de voir la prison pour ce qu’elle est, c’est-à-dire tout sauf une solution".

La prison Leclerc était à l’origine un pénitencier pour hommes purgeant des peines de longue durée. Situé à Laval, il a été fermé par le gouvernement fédéral pour cause de vétusté. Pourtant, l’État québécois a décidé de l’utiliser pour incarcérer des femmes purgeant une courte peine. "Le Conseil du trésor du Québec compte faire des économies de 7,6 millions de dollars en transférant les femmes de [la prison] Tanguay à Leclerc", rappelle Louise Henry.

En entrevue au Devoir, elle constate que bien de l’argent a été mis dans ces lieux ces dernières années en pure perte. La situation globale des femmes ne s’y est guère améliorée. "Je veux que le gouvernement bouge, qu’il fasse preuve d’humanité. Les hommes ont été sortis de là. Mais ce serait un lieu acceptable pour des femmes ? Est-ce que ça a du bon sens de mettre dans des lieux pareils, conçus pour les longues peines pour hommes, des femmes qui ont des condamnations de quelques mois, des femmes qui ne sont pas dangereuses ? Voyons, il faut que ça arrête !"

 

Les conditions en prison

En 2012, le transfert des prisonnières de la prison Tanguay à Leclerc devait être temporaire, "le temps de trouver une solution pour loger 150 à 200 femmes aux prises avec la justice pour des crimes mineurs ou, dans 62 % des cas, pour non-respect de conditions". Les femmes ont été transférées là-bas en 2016. Six ans plus tard, elles y sont toujours. "C’est du temporaire qui commence à être long !" lance Louise Henry, en rappelant que "le fédéral trouve que l’établissement Leclerc n’est pas assez bien pour les hommes, mais le provincial, lui, le juge assez bien pour les femmes". [...] »

 

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Délivrez-nous de la prison Leclerc!

Louise Henry

Délivrez-nous de la prison Leclerc!

Un témoignage de l'intérieur

Collection Parcours

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