Partager
Retour
Revue de presse

Marie Thévard livre les secrets du jardin vivrier de sa mère

Ariane Gobeil | Le Quotidien

 

« Partager le savoir-faire de sa mère, Marie-Thé, et faire la démonstration que la culture d’un petit potager de 0,3 hectare peut contribuer à nourrir une famille, voilà deux des objectifs que poursuivait Marie Thévard avec l’écriture du livre Le jardin vivrier - Autosuffisance et non-travail du sol. Plus qu’une méthode de culture, le jardin vivrier est aussi une façon de vivre en cohérence avec ses valeurs environnementales et sociales.

À mi-chemin entre la culture maraîchère et le jardinage de loisir, le potager vivrier est axé sur l’autosuffisance. "Il y a le jardinier de loisir qui va faire pousser un plant de tomate sur son balcon pour le plaisir. À l’autre opposé, c’est le jardinier maraîcher qui cultive pour nourrir plusieurs familles et en tirer un revenu. Le jardinage vivrier, c’est pour s’autosuffire, pour combler la plus grosse partie possible de l’alimentation", explique Marie Thévard.

Le principe du non-travail du sol, basé sur le fonctionnement de la forêt, se veut le fil conducteur de ce guide pratique à paraître le 25 mai. "Le but du non-travail du sol, c’est d’imiter le sol forestier. La forêt, personne ne l’arrose, elle pousse toute seule et elle produit beaucoup plus de biomasse que les jardins qu’on cultive. Le principe, c’est de rajouter du paillis et c’est le microbiote du sol qui va le décomposer, le digérer et l’intégrer dans le sol. C’est le microbiote qui laboure à ta place. Le paillis permet de ne presque plus arroser et désherber, et les légumes poussent vraiment mieux. On a eu des résultats époustouflants !", s’exclame Marie Thévard.

Après avoir complété des études en génie agroenvironnemental en 2017, cette dernière a voyagé et visité plusieurs fermes en France. En y observant les pratiques agricoles, elle a réalisé qu’elle était assise sur un joyau. Depuis des années, sa mère Marie-Thérèse Thévard, Marie-Thé pour les intimes, mettait déjà en application des techniques innovantes et respectueuses de l’environnement, lui permettant de produire annuellement plus de la moitié de la nourriture nécessaire à quatre adultes.

"Je me suis dit que j’étais assise sur un trésor et que c’était ma responsabilité de consigner ça quelque part. Je ne voulais pas que tout ce savoir qu’elle accumule depuis trente ans se perde. Mon but, c’est que les gens se disent que c’est accessible et que c’est facile de produire une bonne quantité de bouffe sur un petit jardin, à la maison. La technique est facile et elle est moins exigeante physiquement que le jardinage conventionnel", raconte l’autrice, qui a grandi sur la ferme de Marie-Thé, à La Baie.

En faisant le calcul, Marie Thévard estime que le budget d’épicerie de leur famille correspond à 40 % de la facture d’une famille moyenne, soit une autosuffisance d’environ 60 % du point de vue financier. "Tous les légumes, on les produit complètement, pour toute l’année. Et aussi les légumineuses, donc une bonne partie des protéines", précise-t-elle.

Raconter le fruit d’une trentaine d’années d’expérience dans un livre de 384 pages lui a demandé beaucoup de travail, elle qui a élaboré ce guide pratique de concert avec sa mère. Associations de cultures, boîte à outils pour organiser son jardin, méthodes de conservation, idées de recettes... Tout y est pour que le lecteur puisse suivre l’évolution du jardin au cours de la saison.

"C’est là qu’on se rend compte à quel point il y a des détails. Je me suis rendu compte que la technique est vraiment élaborée et au point. C’est une technique maîtrisée. Ma mère a embarqué avec enthousiasme dans mon projet et a vraiment beaucoup participé. Elle a vraiment un souci du partage", ajoute Marie Thévard.

Ce guide pratique comprend aussi de nombreuses photos et des dessins aussi beaux qu’instructifs, réalisés par Monique Tremblay, biologiste de formation, qui habite l’Écohameau de La Baie depuis 2000. "Honnêtement, ça m’a vraiment fait un gros wow ! Je suis vraiment contente du résultat et j’en suis fière. Le produit final, je le trouve vraiment beau", soutient Marie Thévard, émue. » 

Pour lire l'article original, cliquez ici 


Le jardin vivrier

Marie Thévard

Le jardin vivrier

Autosuffisance et non-travail du sol

Collection Savoir-faire

Fiche du livre

Sur le même thème