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Revue de presse

Remettre le Québec en mouvement

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Contre la pensée unique

De l’audace, pourtant, le collectif derrière Cinq chantiers pour changer le Québec n’en manque pas et en revendique plus que moins en soumettant plusieurs grandes transformations sociales et politiques au débat. L’idée est d’ouvrir des « chemins plus constructifs que ceux tracés par nos élites », écrit l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) dans cet essai dirigé par Gabrielle Brais Harvey. « Les cinq chantiers que nous mettons de l’avant cherchent à participer au bouillonnement des idées qui, lentement mais sûrement, reprend ses droits sur la pensée unique. »

La perspective est vaste, les chantiers, eux, sont ciblés en proposant une diminution progressive du temps de travail hebdomadaire à 32 heures, l’extension des centres de la petite enfance (CPE), la création d’un congé universel pour projet personnel ou encore la réorganisation des milieux de travail afin de favoriser l’initiative et la participation démocratique des employés dans la marche des organisations. Il paraît que les jeunes générations espèrent ça. L’IRIS appelle aussi à une politique de transition écologique cohérente pour améliorer la qualité de vie, créer des emplois verts et « enrayer l’hémorragie des fonds publics causée par les infrastructures routières ».

Par les chantiers qu’il expose, l’IRIS affirme vouloir entrer dans une phase de construction pour briser « la logique inégalitaire propre à l’austérité, en favorisant davantage la circulation de l’argent que son accumulation », et ce, sur un territoire à « se réapproprier ». Comment ? En favorisant la « localisation de l’économie, la décentralisation du pouvoir, la primauté du droit d’usage et le retrait du sol du marché » ainsi que « la création de communes, nouvelles instances au service des populations locales ».

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URL: http://www.ledevoir.com/culture/livres/485081/essais-quebecois-remettre-le-quebec-en-mouvement