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Revue de presse

Après le capitalisme

L’essai d’écologie politique de Pierre Madelin, Après le capitalisme, prévoit une crise écologique mondiale. Selon Madelin, la Terre a la capacité de s’auto-régénérer (homéostasie), mais la vitesse à laquelle elle le fait ne saurait répondre aux besoins croissants des êtres humains, ce qui créera une crise de  civilisation. Les fondements de notre société seront bouleversés sur le plan écologique, mais aussi du point de vue politique et social. Saurons-nous nous adapter?

L’auteur, dans son tout récent essai, traite entre autres de la fin du capitalisme, de la transition et de ses conséquences. Nous vivons d’ailleurs l’apogée de cette idéologie économique avec le « couronnement » de Donald Trump à la Maison-Blanche, un multimilliardaire qui finance sa propre campagne électorale et qui, comme un Richie Rich devenu grand, pourrait rejetter d’emblée toute question environnementale, à moins qu’elle ne soit cotée en bourse. Peut-on parler de démocratie? Nous sommes à un tournant historique : au Déclin de l’empire américain, comme le dirait Denys Arcand.

L’humanité devra se redéfinir et revoir les bases sur lesquelles ses fondements reposent, car « en instituant un rapport au monde fondé sur la domination et l’instrumentalisation, et en réduisant la nature à la qualité de marchandise, l’anthropocentrisme moderne réduit également l’humain à son agir technique et économique, occultant par là même les autres potentialités de son être (sociales, poétiques, spirituelles, etc.) 1». Tout ça au prix de notre créativité et de notre autonomie. En fait, dans toutes les sphères de notre vie, notre dépendance aux multiples paliers de gouvernements et aux grandes entreprises n’a jamais eu d’égal. 

Pour mieux comprendre le phénomène, on peut se référer à de récentes études qui montrent que : «  la consommation est devenue une drogue […]. Pour les accros du magasinage, chaque achat déclenche la production d’endorphines et de dopamine, des substances sécrétées par le cerveau, qui augmentent la sensation de plaisir.  "Elles agissent comme des antidépresseurs : si on est triste, on se tourne vers le shopping pour se remonter le moral", explique le psychologue [Pierre Faubert] 2».

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URL: http://www.moutonnoir.com/2017/03/apres-le-capitalisme